Réseaux informatiques
Topologies, câbles, brassage — et notions de base d'adressage IP
L'aspect matériel d'un réseau informatique repose sur trois éléments : la topologie (organisation physique des liaisons), les câbles utilisés, et le brassage (raccordement organisé dans une baie de brassage).
Deux topologies dominent : la topologie en étoile, où chaque équipement est relié individuellement à un commutateur central (switch) — la plus répandue aujourd'hui, car une panne sur un câble n'affecte qu'un seul équipement — et la topologie en bus, où tous les équipements partagent une même ligne de communication, aujourd'hui plus rare en réseau informatique mais encore présente sur certains bus techniques.
Les câbles utilisés sont principalement en cuivre (paires torsadées, catégories 5e/6/6a — voir aussi le module D2-2 pour le câblage VDI) ou en fibre optique pour les liaisons longue distance ou à fort débit (module D1-1). Le brassage organise ces câbles dans une baie dédiée, permettant de reconfigurer facilement les connexions sans toucher au câblage définitif posé dans les murs.
Au-delà de cet aspect matériel, deux volets plus théoriques complètent le sujet, à connaître de façon plus légère : l'aspect logiciel (réseaux, sous-réseaux, protocoles, adressage IP) et la compatibilité électromagnétique (CEM), qui impose des précautions de câblage pour éviter les perturbations entre courants forts et courants faibles. Sur l'aspect logiciel, une notion à retenir simplement : le découpage d'un réseau IP en sous-réseaux, qui détermine le nombre d'équipements adressables sur chaque segment.
📖 Vocabulaire clé
📋 Calculer le nombre d'hôtes utilisables d'un sous-réseau IPv4
- 1 Identifier le masque de sous-réseau appliqué, exprimé en nombre de bits réservés à la partie réseau.
- 2 En déduire le nombre de bits restants pour la partie hôte (sur les bits d'une adresse IPv4).
- 3 Calculer le nombre total d'adresses disponibles sur ce sous-réseau : .
- 4 Retirer deux adresses réservées (adresse réseau et adresse de diffusion/broadcast, non attribuables à un équipement) : .
- 5 Comparer ce nombre au besoin réel (nombre d'équipements GTB à adresser) pour vérifier qu'un sous-réseau donné est suffisamment dimensionné.
✅ Exemple résolu
Calculer le nombre d'hôtes utilisables sur ce sous-réseau.
- .
🌡️ Relations clés
🎨 Illustration
En topologie étoile, chaque équipement est relié individuellement au switch central ; en topologie bus, tous les équipements partagent une même ligne de communication.
- 1 En étoile, chaque équipement dispose de sa propre liaison vers le switch : une coupure de câble n'isole qu'un seul équipement.
- 2 En bus, tous les équipements partagent la même ligne : une coupure sur la ligne principale peut affecter tout le segment.
- 3 La topologie étoile domine aujourd'hui les réseaux informatiques, la topologie bus restant surtout présente sur certains bus techniques (module D1-2).
❌ Une erreur, une suggestion
Ne pas oublier de retirer les deux adresses réservées (adresse réseau et adresse de diffusion) dans le calcul de : oublier ce est l'erreur la plus fréquente, qui surestime systématiquement le nombre d'équipements réellement adressables.
Attention aussi à ne pas confondre topologie physique (comment les câbles sont réellement disposés, étoile ou bus) et protocole logique (comment les équipements communiquent, module D1-2) : deux notions indépendantes, un réseau physique en étoile peut très bien véhiculer un protocole logique de type bus (comme BACnet/IP sur un réseau Ethernet en étoile).
💡 À retenir
- La topologie en étoile (autour d'un switch) domine les réseaux informatiques modernes ; la topologie en bus reste surtout présente sur certains bus techniques.
- Câblage principalement cuivre (paires torsadées) ou fibre optique pour le débit et la distance ; le brassage organise les connexions en baie dédiée.
- Nombre d'hôtes utilisables d'un sous-réseau IPv4 : , étant le nombre de bits restants pour la partie hôte.
- La CEM impose de séparer physiquement courants forts et courants faibles pour éviter les perturbations.
- L'aspect logiciel et la CEM restent, pour ce module, des notions à connaître de façon légère (GCF 0) : l'essentiel du dosage porte sur l'aspect matériel.
🏗️ Application chantier
Une supervision GTB moderne (modules B8-1, D1-2) repose de plus en plus souvent sur un réseau informatique classique : la même infrastructure qui fait fonctionner les ordinateurs de bureau sert aussi à faire dialoguer les équipements techniques du bâtiment.
Mots-clés associés : Topologie réseauCâblage cuivre/fibreBrassageAdressage IPSous-réseau